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Retour sur la rencontre du 23 avril 2015 à Bruxelles

Retour sur la rencontre d’élus locaux européens : Réformes territoriales, austérité & traité de libre échange : quelles alternatives, quelles solidarités ?

En images et en vidéo !

parlement

Rencontre des élus locaux européens : Réformes territoriales, austérité & traité de libre échange : quelles alternatives, quelles solidarités ?

Le Jeudi 23 avril de 9h30 à 18h PARLEMENT EUROPEEN Place du Luxembourg BRUXELLES En partenariat avec la GUE/NGL et REALPE (réseau d’élus et d’autorités locales progressistes d’Europe).

Avec les interventions de députés européens et d’élus locaux des différents pays de l’Union européenne :

Les députés européens :

Gabi Zimmer, présidente du groupe GUE/NGL – Die Linke ALLEMAGNE
Angela Vallina, Izquierda plural – ESPAGNE
Manuel Viegas, PCP – PORTUGAL
Marie-Christine Vergiat, Front de gauche – FRANCE
Martina Michels, Die Linke – ALLEMAGNE

Et les interventions d’élus locaux européens notamment :

Stavros Yerolatsites : élu à Strovolos, membre du conseil de l’Europe, responsable au sein d’AKEL de la commission “élus locaux” – CHYPRE.
Alberto Tirado : maire de Illas (Asturies) ESPAGNE, responsable fédéral des petites villes.
Damiano Stufara : conseiller régional d’Umbria – Italie.
Charles Marziani : conseiller régional Midi Pyrénées, membre du comité des Régions – FRANCE
Tina Kafatsaki : maire de Zografou (région d’Athènes) – GRECE
ainsi que d’élus locaux venant d’ALLEMAGNE, BELGIQUE, IRELANDE, SUEDE.

Rencontre sous l’égide du CIDEFE :

Objectif : Cette journée en deux temps, permettra d’analyser l’impact sur les collectivités locales des réformes territoriales dans les pays de l’Union européenne ainsi que les conséquences des traités de libre-échange en cours de négociations.

Programme :

I – Les réformes territoriales dans l’Union européenne, quand le capitalisme adapte les institutions à ses intérêts
Depuis le début de la crise, les pays de l’Union Européenne ont été contraints de préparer ou d’adopter de profondes réformes territoriales, sur fond de réduction des dépenses publiques. La France, l’Italie, mais aussi la Grèce, le Portugal, l’Espagne, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède : les exemples se multiplient. Selon les cultures politiques et le niveau de décentralisation des différents pays, l’impact de ces réformes sur l’autonomie locale et la capacité financière des autorités locales est très variable. Mal nommées « réformes territoriales », ces recompositions profondes des territoires n’ont finalement pour finalités que d’accompagner les mutations d’un capitalisme contemporain encore plus vorace. A partir de l’exposé des réformes déjà mises en œuvre et de leurs conséquences et de celles qui sont en cours, cette matinée permettra de faire le point sur le sujet, de confronter les opinions et de concevoir des alternatives.

II – TTIP-TAFTA/TISA-ACS les traités en cours de négociation et leur impact sur les collectivités européennes, un enjeu de société considérable.
Suite à l’impasse des négociations de Doha pour l’AGCS au sein de l’OMC, la Commission européenne a mis en place une stratégie alternative visant à démultiplier les accords de libre-échange entre l’Europe et certains pays et régions du monde (Canada, Océanie, États-Unis..). Ainsi, en 2013, l’UE et les États-Unis ont initié des négociations pour la conclusion d’un accord de partenariat transatlantique portant sur le commerce et l’investissement (PTCI-TAFTA-TTIP). De même, une autre négociation internationale est menée de la même façon le TISA (projet d’Accord sur le commerce des services ACS) est en cours de discussions ultrasecrètes entre 50 Etats. Le TISA s’inscrit dans une volonté de dérèglementation et de « libéralisation » de nombreux secteurs des services publics : santé, éducation, transports, énergie, eau, déchets, échanges de données (y compris publiques), etc.

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Très bonne année !

Jean-Paul Plassard, président de REALPE et Jean-Marc Deschamps vous présentent leurs Meilleurs Vœux

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Décès de Lothar Bisky

Message de Jean-Paul Plassard, Président du REALPE à Gaby Zimmer, Présidente de la GUE, suite au décès de Lothar Bisky

Chère Gaby,
C’est avec tristesse et émotion que je viens d’apprendre la disparition, au coeur de l’été de notre camarade Lothar Bisky.
Avec lui disparait tout un pan de l’histoire contemporaine de l’Allemagne et de l’Union Européenne: celle qui s’étale de la disparition de la RDA à nos jours.
Homme de grande culture, d’ouverture et de fidélité à ses rêves de jeunesse Lothar était aussi un homme simple, sans apparat. J’ai eu la chance de le rencontrer à plusieurs reprises et garde de chacune de ces rencontres un vif souvenir.
Succédant à Francis à la tête de la GUE c’est tout naturellement qu’il avait décidé de pérenniser le soutien à notre réseau REALPE. Nous en avions acté les formes à l’occasion d’une rencontre officielle au Parlement Européen à Strasbourg. Cette aide s’est avérée fort précieuse pour nos activités et le développement de notre réseau. Sa disparition nous peine.
Je tiens à t’adresser, ainsi qu’à l’ensemble du groupe, l’assurance de mes condoléances les plus sincères.

Jean-Paul Plassard
Président de REALPE

 

 

 

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De retour de Turquie

Le témoignage de deux parlementaires européens :

Marie-Christine Vergiat, membre de la délégation de l’Anecr et Jurgen Klüte (Allemagne)

En vidéo :

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Schroëder : une référence ?

La chronique hebdomadaire de l’eurodéputé honoraire Francis Wurtz, dans l’Humanité dimanche

12_Pressé de dire si « la baisse du coût du travail (était) sortie du radar » du gouvernement, Pierre Moscovici vient de lâcher: « Il y aura un véritable agenda de compétitivité dans les tout prochains mois. Ce n’est pas long ! Gerhard Schröder a attendu quatre ans. »

Déjà,le 27 septembre dernier, sur France 2, le Premier Ministre lui-même a eu cette sortie plutôt insolite : « Schröder a eu besoin de deux mandats pour faire ses réformes, nous le ferons dès maintenant ! ». Le dé-constructeur de l’Etat social allemand serait-il devenu une référence, même partielle, du gouvernement ? Sur un sujet aussi sensible, l’ambiguité n’est pas permise.

Rappelons donc, une fois de plus, quelques uns des ingrédients de l’ “Agenda 2010” lancé outre-Rhin, il y a une dizaine d’années, par le précurseur du « choc de compétitivité ».

D’abord, à propos des retraites : l’âge légal y est porté progressivement à 67 ans. Les cotisations augmentent et les pensions diminuent (à 46% du salaire !). A côté du régime de base, par répartition, est crée un fonds d’épargne-retraite par capitalisation. Un certain nombre d’avantages fiscaux des retraités sont rabotés.

Dans le même temps, le marché du travail subit les coups de massue des « lois Hartz ». En vertu de ces “réformes” , un chômeur doit accepter tout poste qui lui est proposé par l’agence pour l’emploi, fût-ce avec un salaire inférieur à son indemnité-chômage. Des “mini-jobs” sont institués, ultra-précaires et payés moins de 400€ par mois, les entreprises concernées étant, en outre, exonérées de cotisations sociales sur ces “emplois”. Quant aux travailleurs âgés, ils sont particulièrement dans le collimateur : chômeurs, ils n’ont droit à une allocation qu’à la condition d’avoir travaillé durant un an au cours des deux dernières années écoulées. La durée du versement de l’allocation chômage passe, elle, de 32 à 12 mois. Passé ce délai, les chômeurs de longue durée, à la place des 57% du dernier salaire qui leur étaient accordés jusqu’alors, ne perçoivent plus qu’une sorte de RMI de 345€ -cette allocation de survie pouvant être réduite si le conjoint travaille, si le patrimoine excède 13000€ ou si la famille proche a des économies…

Inutile de dire que, si le nombre des chômeurs reconnus a sensiblement baissé depuis la mise en œuvre de cette purge, la précarité et la pauvreté, elles, ont explosé dans l’ “économie la plus compétitive d’Europe”! L’Office allemand des statistiques chiffre à un quart de la population du pays (!) le nombre de personnes menacées de pauvreté avant transferts sociaux. Il situe même à 36% la proportion de retraités exposés au même risque ! Même les enfants ne sont pas épargnés : à Berlin, un sur trois vit dans la pauvreté. Avoir un emploi ne suffit plus pour se libérer de cette oppression : ils sont officiellement plus de 20% parmi les salariés des entreprises de plus de dix employés à être classés parmi les pauvres. 2,5 millions d’entre eux cumulent deux postes de travail pour vivre. En 2010, un salarié sur quatre gagnait en Allemagne moins que le SMIC horaire français ; 1,4 millions d’entre eux touchaient moins de…5€ par heure. Certes, tous les Allemands ne partagent pas ce sort : les 10% les plus fortunés d’entre eux se partagent nettement plus de la moitié des richesses du pays, tandis que les 50% les plus pauvres en détiennent 1%, soit quatre fois moins qu’avant l’ouragan Schröder.

Aussi ne peut-on qu’attendre d’un gouvernement de gauche qu’il cesse franchement et définitivement de voir dans une telle hécatombe des droits sociaux la moindre source d’inspiration.