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Rencontre d’élus locaux européens au Parlement européen le 7 et 8 février 2019

 « Engagement pour une politique progressiste à travers l’Europe: le rôle des collectivités locales dans le logement, le progrès social et la lutte contre l’extrême droite. »

à BRUXELLES

Jeudi 7 et vendredi 8 février 2019

Partenariat GUE/NGL (Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique) et REALPE (Réseau d’élus et d’autorités locales progressistes d’Europe)

Objectifs : ces rencontres sont l’occasion de faire le point sur les politiques de l’Union européennes qui impactent les collectivités locales et de partager les expériences locales avec des élus de différents pays de l’UE.

PROGRAMME

Jeudi 7 février  matin (10h – 12h30) (uniquement pour les participants français)

Les enjeux des élections européennes 2019

Dans un contexte de Brexit et de défiance généralisée vis-à-vis de l’Union Européenne, comprendre ce qui se joue aujourd’hui pour les élections à venir.

Avec Marie-Pierre VIEU, députée européenne.

12h30-14h : Déjeuner

Jeudi 7 février après-midi  (14h – 18h)

Début des rencontres européennes avec les interventions d’élus locaux de France, Portugal, Belgique, Espagne, Allemagne, Italie, Suède et Grèce…

Logement social et la spéculation immobilière en Europe

Martina Michels, députée européenne  membre de la commission Développement Régional, Die Linke
Françoise Desmedt, députée bruxelloise PTB, Belgique
Nasos Iliopoulos, candidat maire d’Athènes, vice-ministre de l’Emploi, Grèce Syriza
Katalin Gennburg, membre du Parlement de Berlin, porte-parole du groupe sur le développement urbain, les villes intelligentes et le tourisme; DIE LINKE, Allemagne
José Moury, conseiller municipal à Bobigny et responsable du groupe de logement de l’ANECR (Association nationale des élus communistes et républicains), PCF France
Clara Lindblom, maire de l’opposition à Stockholm, Suède (à confirmer)
Mícheál Mac Donncha, conseiller municipal de Dublin, Sinn Féin Irlande

Vendredi 8 février  matin (8h30 – 12h30)

Faire face aux inégalités et à la montée de l’extrême droite à travers l’Europe, une vision progressiste pour nos villes et nos communautés locales

Députés européens :

Dimitris Papadimoulis député GUE-NGL, Vice-président du Parlement, Syriza ;

Angela Vallina députée GUE-NGL, Izquierda Unida ;

Marie-Christine Vergiat (à confirmer)

Giusto Catania, conseiller municipal de Palerme, ancien membre du Parlement européen GUE / NGL, Italie
Katerina Notopoulou, candidate à la mairie de Thessalonique, vice-ministre de Macédoine-Thrace, Grèce, Syriza
Ignacio Iglesias Villar, Les inégalités dans les zones rurales en tant que facteur de la montée de l’extrême droite, Galice
Nazanin Armanian, écrivain et enseignant pour une perspective de genre dans la lutte contre l’extrême droite; Espagne

Speakers TBC:

Anne_Sophie Dupont, représentante de Le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat  Intervenant du Luxembourg

Stavros Yerolatsites, Cyprus

Nikos Sakoutis, Popular unity Cyprus

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RENCONTRES REALPE 2019

Prenez date !

Jeudi 7 et Vendredi 8 Février 2019

Parlement européen à Bruxelles.

Nous y débattrons et échangerons :

  • sur le logement social et la spéculation immobilière en Europe
  • sur les interactions entre les instances européennes et les pouvoirs locaux
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Compte-rendu de la séance d’ouverture

Treize personnes ont pris la parole lors de la séance d’ouverture.

Par rapport au Ier Forum de l’année dernière à Marseille, nous avons observé que ce IIe Forum des forces progressistes, écologistes et de la Gauche européenne organisé à Bilbao constitue une avancée tant en termes de participation que de contenu. Nous avons envisagé que cette rencontre ne porte pas uniquement sur la réflexion, mais également sur l’action. Aussi, la participation de syndicalistes et de mouvements sociaux dans les débats à mener au cours des prochains jours revêt une importance fondamentale.

Nous, les forces ici rassemblées, nous heurtons à un défi de taille : aider à éviter que seuls deux projets ne soient présentés à la société, à savoir celui de la droite ultralibérale de Macron et celui de l’extrême droite autoritaire de Salvini et de Le Pen. Dès lors, nous devons construire un projet pour une nouvelle Europe, celle des droits sociaux, des citoyens et du travail, une Europe profondément démocratique et capable de garantir tous les droits humains à tous les êtres humains.

Il s’agit d’une Europe qui rompt avec l’idée erronée que le choix porte uniquement sur la dichotomie entre un retour à l’État-nation et le développement d’une Union européenne ultralibérale et fort limitée sur le plan démocratique.

C’est une nouvelle Europe construite et articulée autour de nouvelles règles, qui, dans le plus grand respect de la souveraineté populaire, accepte des clauses de sauvegarde pour les États.

Dans le contexte auquel nous faisons face, la grande coalition de personnes de droite et de sociaux-démocrates sur laquelle l’Union européenne a été bâtie risque d’être remplacée par une nouvelle coalition néolibérale et réactionnaire. Cette question nous rappelle davantage le besoin de développer notre propre proposition face à ces deux dernières.

La préparation de notre propre projet de société nous oblige à analyser les profondes mutations intervenues dans une économie qui mondialise la production tout en plaçant toutes les structures du pouvoir au service du capital.

L’inégalité a progressé et l’ordre néolibéral a sanctionné de nombreuses personnes, marginalisées par la mondialisation. Les dépenses militaires augmentent au même rythme que la pauvreté et que le recul de la qualité de vie.

En réalité, nous traversons une période de profonde confusion pour des millions d’êtres humains, qui ressentent de l’insécurité face au monde environnant et, surtout, à leur avenir. C’est pourquoi la question de la sécurité, au sens le plus large, est au cœur du débat idéologique.

La peur et l’insécurité engendrent la méfiance. Elles ôtent toute légitimité aux institutions et constituent un terreau fertile à la croissance de l’extrême droite, qui se présente comme une alternative contre le système. Ce fut le cas lors des élections américaines, puis de nouveau en ce moment au Brésil. De ce fait, il faut regrouper au sein d’une même stratégie la construction d’une alternative au capitalisme prédateur et celle d’un mur de contention de l’extrême droite. C’est la base d’un appel au lancement d’une grande alliance antifasciste en défense de la vie, de la démocratie, de la justice sociale et de l’égalité.

Il faut prouver que ce ne sont pas l’immigrant ni les politiques progressistes qui créent l’insécurité. Elle est suscitée par ceux qui mettent en place les conditions forçant des millions de personnes à abandonner leur lieu d’origine, de même que par ceux qui mènent des guerres ravageuses pour les peuples ou qui entérinent des lois menant à la précarisation du travail et des conditions de vie.

Notre projet pour une Nouvelle Europe doit confronter les modèles néolibéraux. Il doit convaincre ceux qui rencontrent des problèmes dans leur quotidien qu’il va permettre que l’économie serve à améliorer les conditions de vie du peuple. Il doit prouver à ceux qui assistent à la dégradation de l’environnement qu’il va restaurer la durabilité. De fait, la vie ne peut pas exister sans défendre l’environnement. De plus, nous devons réussir à incorporer le féminisme à la centralité de l’action sociale et politique. Cela implique une remise en cause d’un modèle de société injuste qui limite le développement intégral de l’être humain et relègue la femme dans des rôles spécifiques. Le changement et l’alternative seront encore plus féministes, sinon ils ne se produiront pas.

Sur cette base, à partir de ce Forum et conscients que les bons arguments ne suffisent pas à eux seuls, nous voulons être porteurs d’illusion et d’espoir. Face à la démagogie, qui cherche à fanatiser les peuples, nous devons transmettre des sentiments et des valeurs.

Nous devons nous opposer à une proposition suscitant l’illusion et œuvrer à la base, dans les quartiers, sur les lieux de travail, là où les gens vivent, travaillent et luttent. La transformation n’interviendra pas sans lutte, sans confrontation ni mobilisation.

C’est pourquoi le combat pour les idées et la conception de stratégies pour mener nos batailles communes et construire notre propre programme politique revêtent une telle importance. Ainsi, nous ne nous laisserons pas emporter par des programmes imposés par la droite la plus extrême. Ce doit être le projet pour la vie et les valeurs d’hospitalité, de coopération entre les peuples et de solidarité.

Nous devons mettre en avant des propositions d’actions concrètes capables de contester l’hégémonie de la droite la plus extrême.

Cette extrême droite ne se prépare pas à une progression lors des scrutins, mais plutôt à la prise du pouvoir et à la construction d’une société autoritaire et patriarcale renforçant les structures de domination et mettant fin à toute forme de démocratie. Cette extrême droite est susceptible de nous conduire à la destruction de l’Europe.

Sur la base de ces idées, il est essentiel de réfléchir à la manière de faire aboutir ce Forum, en transmettant à toute l’Europe les idées et les propositions discutées ici.

À nos yeux, la continuité des espaces de réunion pluriels et divers revêt une grande importance. C’est pourquoi il est essentiel de réaffirmer notre engagement à organiser le IIIe Forum en 2019. Le travail du Progressive Causus en tant que groupe de rencontre des députés européens des groupes des Verts, des Socialistes et de la Gauche unitaire a également été très bien accueilli.

Nous observons que la diversité est une richesse lorsqu’elle prend le pas sur ce qui nous unit et que nous rejetons les personnalismes et les divisions. En effet, c’est une manière de nous renforcer et de développer davantage nos points communs.

Assurer tout au long de l’année la continuité du travail présenté à cette occasion est tout aussi important que la préparation du 3e Forum. En conséquence, nous proposons de mettre en place des groupes de travail dûment coordonnés pour mener à bien les différentes tâches, de sorte que la coopération, la coordination et le travail collectif nous permettent d’aller de l’avant.

En définitive, comme le titre de la séance d’ouverture du Forum l’indiquait, il s’agit de continuer à construire le Forum ensemble, nous tous, hommes et femmes.

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DECLARATION FINALE

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Appel aux citoyennes et citoyens européens !

L’Europe est en état d’alerte !

Reprenons notre avenir en main

Pour une coopération permanente et des actions convergentes

entre les forces de gauche, vertes et progressistes en Europe

Des millions d’Européennes et Européens ont souffert et souffrent encore des attaques du capital prédateur qui promeut des changements dans les droits du travail, sociaux, économiques et institutionnels dans l’objectif de mettre fin aux conquêtes historiques de la classe ouvrière et des couches populaires afin d’imposer une société autoritaire, précaire, non réglementée, sans droits sociaux, sans droit du travail, sans droits pour les citoyens.

À cet égard, celles et ceux d’entre nous qui se sont réunis à Bilbao les 9, 10 et 11 novembre 2018, lors du deuxième Forum Européen des forces de gauche, vertes et progressistes, appellent les peuples de toute l’Europe à être en alerte et mobilisés.

Nous sommes en alerte contre les dégâts sociaux et les inégalités qui déchirent toujours plus nos sociétés et que les politiques d’austérité et de mise en concurrence des travailleurs, au service des profits, aggravent.

Nous sommes en alerte contre l’accumulation de richesses dans les mains de quelques-uns alors que la précarité et la pauvreté progressent partout en Europe.

Nous sommes mobilisés pour le climat, conscients des menaces de la catastrophe du changement climatique, de la pollution de l’air et des risques pour la biodiversité, car la planète brûle et risque de devenir invivable si rien n’est fait pour changer d’urgence le cours de nos modèles économiques et productifs comme le demande une nouvelle fois le rapport alarmant du GIEC.

Nous luttons contre les attaques contre les libertés démocratiques et contre les droits des femmes. Nous lançons une alerte face au traitement indigne infligé aux migrants.

Nous sommes en alerte sur le risque pour la paix face à la relance de la militarisation des relations internationales et à celle des dépenses militaires exigées, entres autres, par l’OTAN.

Nous luttons contre la montée de forces d’extrême-droite et réactionnaires qui attisent à nouveau haines, racismes et tensions sur tout le continent.

Nous sommes en alerte contre l’essor du racisme et de la xénophobie, encouragé par certains gouvernements et forces politiques contre la construction d’une Europe forteresse, fermée aux migrants qui fuient les guerres et la pauvreté.

Notre principal message est la nécessité d’être en alerte et mobilisé(e)s pour faire face aux politiques qui écrasent les peuples d’Europe, qui sont ignorés par les riches et les puissants, la finance et les marchés dans leur exigence de politiques néolibérales.

Nous disons qu’il est temps que les peuples de l’Europe prennent le contrôle de leur avenir et de leur destin commun.

Il est temps d’unir nos forces pour ouvrir la porte à une nouvelle ère, un chemin vers un nouveau modèle économique, social et écologique, de nouvelles réponses à l’émancipation et au progrès démocratique pour faire face aux grands défis de l’humanité.

Nous appelons à travailler et agir ensemble pour faire converger nos énergies dans la durée, parce que nous avons conscience que les peuples d’Europe sont confrontés à des défis historiques inédits, qu’aucune de nos forces ne relèvera seule.

Des forces nombreuses et diversifiées travaillent ensemble pour ouvrir la voie d’un autre avenir, d’un autre mode de développement que ce capitalisme brutal et décadent.

À un moment où nous sommes confrontés à un Brexit plein d’inconnues pour les citoyens britanniques et pour les non-Britanniques vivant et travaillant en Grande-Bretagne, ainsi qu’à des élections au Parlement Européen qui vont probablement changer les rapports de force au sein de l’Union Européenne, il est urgent que ces forces travaillent ensemble de manière plus active pour que les peuples d’Europe fassent entendre que cette autre voie est possible : celle du progrès social pour toutes et tous, de la démocratie, de la paix, du respect de l’égalité entre femmes et hommes, et plus largement entre tous les individus, celle d’un développement durable du point de vue environnemental et d’une croissance économique qui profite à toutes et tous. Nous voulons permettre à ces forces populaires d’unir leurs énergies.

Sur la base de ces défis communs, et dans la lignée de l’appel du 1er Forum Européen des forces de gauche, vertes et progressistes lancé à Marseille en novembre 2017, nous décidons de poursuivre dans ce forum notre travail de constitution d’un espace permanent de convergence au niveau européen.

Nos forces sont diverses, qu’elles soient ancrées dans l’histoire des combats du mouvement ouvrier, antifasciste, internationaliste, dans celle des luttes environnementales, émancipatrices, ou qu’elles émergent des mobilisations sociales, nous avons beaucoup en commun et nous avons aussi des différences.

Nous ne nions pas ces différences et chacune de nos forces sont et demeurent pleinement souveraines dans leurs choix. L’objectif est de faire en sorte que ces différences n’empêchent pas la poursuite de l’objectif commun de ce forum, visant à fournir un cadre qui offre aux forces politiques, sociales, syndicales et citoyennes la possibilité de partager leurs idées, de les mettre en débat, de dégager des axes communs d’action politique, d’encourager la mobilisation des citoyens aux niveaux national et européen et de promouvoir partout la coopération politique entre les forces de gauche, vertes et progressistes, y compris au sein du Parlement de l’Union Européenne.

Nous proposons de préparer le troisième forum qui sera organisé dans le cadre d’actions conjointes que nous nous engageons à développer en 2019. Il existe de nombreux fronts d’action potentiels. Cette année, nous proposons de joindre nos forces et de nous concentrer sur quatre axes fondamentaux :

1. La réorientation des immenses richesses créées en Europe pour un nouveau modèle de développement social et écologique

L’inégalité et la pauvreté continuent d’augmenter en Europe, pendant que les banques, le secteur financier et les multinationales se gavent à un moment où des progrès sociaux et économiques sont nécessaires de toute urgence.

Dans l’Union Européenne, le PIB de l’Europe est de 17 000 milliards d’euros. Et pourtant, les inégalités et la pauvreté explosent. Depuis 2009, la BCE a injecté près de 5 000 milliards d’euros dans l’économie de cette région, pendant que l’évasion fiscale, sur le même territoire, représente près de 1 000 milliards d’euros. Cet argent devrait être réorienté pour les besoins sociaux, financer les services publics et l’écologie, ainsi que pour soulager l’insoutenabilité des dettes souveraines.

Ainsi, en tant que mouvements progressistes et de gauche, nous défendons le droit à un travail décent pour toutes et tous, avec le plein emploi, avec des conditions de travail de qualité, des salaires suffisants, la sécurité, une protection sociale, sans discrimination, avec une égalité entre femmes et hommes.

Nous proposons que la richesse et le pouvoir des pays servent à favoriser le développement d’une vie digne sans discrimination fondée sur le sexe, l’expression ni sur l’identité sexuelle ou affective.

Notre appel :

Nous proposons d’établir de nouveaux critères sur la manière de dépenser de l’argent en Europe en faveur d’une transformation des structures productives et d’un nouveau modèle de développement social et écologique basé sur une convention-cadre proposant un nouveau modèle économique et productif. C’est pourquoi nous avons proposé d’ouvrir un débat sur la création d’une COP européenne financière, fiscale et budgétaire, similaire à la COP sur le changement climatique.

2. La défense et la promotion de l’égalité femmes-hommes

Les droits des femmes doivent être défendus. L’un des piliers sur lesquels repose l’hégémonie du libéralisme est le patriarcat, fondé sur des valeurs idéologiques qui relèguent les femmes à un rôle secondaire dans la société, normalisant l’écart salarial ou n’impliquant pas l’éradication de la violence sexiste à la racine, telle que le trafic de femmes ou de mineures à des fins d’exploitation sexuelle. Ces situations d’inégalité et de discrimination, entre autres, maintiennent et soutiennent ce système qui subordonne et soumet les femmes. De plus, nous devons mettre fin aux discriminations à l’encontre des personnes LGBTIQ.

Le manque de solidarité, d’égalité et d’équité ne font qu’engendrer davantage d’inégalités, de discriminations et de violences qui affecteront davantage celles et ceux qui ont déjà été victimes de la crise économique, fiscale et politique, et notamment, les personnes en situation de handicap et de diversité fonctionnelle.

Nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas de véritable démocratie tant que les femmes ne vivront pas libres, sans violence et dans l’égalité des droits avec les hommes. Pour cette raison, la lutte contre le patriarcat est fondamentale pour la construction d’un nouveau projet de société qui place la valeur de la vie des personnes au-dessus des bénéfices des marchés.

La répartition équitable du travail productif et dans tous les domaines de la vie est fondamentale pour la reconnaissance des droits sociaux et du travail qui empêchent tous les types d’exploitation des femmes.

Notre appel :

Partant de ces postulats, à ce Forum Européen des forces de gauche, progressistes et écologistes, nous avons entrepris d’élaborer un protocole pour l’égalité des sexes qui suppose l’intégration complète des femmes dans le monde du travail et des hommes dans les tâches familiales et qui vise à réduire les inégalités et à assurer l’égalité des sexes dans tous les domaines de la vie.

3. La paix et la sécurité collective

La relance des dépenses militaires et de la course aux armements dans la lignée des objectifs de l’OTAN est un facteur de risque grave pour la paix. Les principes de sécurité collective, tels qu’ils sont définis dans la charte de l’ONU, sont menacés. Les politiques de Donald Trump mettent également sous tension l’Europe toute entière. La question des relations entre toutes les nations européennes et les régions environnantes doit être repensée sur la base de ces principes.

Notre appel :

Nous proposons d’organiser des débats citoyens dans toute l’Europe pour promouvoir l’idée d’une conférence pan-européenne pour la paix et la sécurité collective. Cela permettra de rassembler les peuples de tout le continent pour rejeter la course vers la guerre en faveur d’un monde pacifique et sûr !

Cela devrait permettre des accords contraignants avec une norme unique en matière d’asile et de protection du droit international au moyen d’une politique de migration fondée sur la solidarité et la responsabilité, garantissant des voies de passage sûres à travers la Méditerranée. Nous devons bâtir des réponses fondées sur la solidarité, telle que la réforme du système de Dublin. Les politiques d’hospitalité ne sont pas une question de pitié, mais sont une partie fondamentale de toute action redistributive.

4. La démocratie et le respect de la souveraineté populaire

Une société démocratique est une société qui répond et protège les besoins de ses citoyens, ayant la capacité d’écouter et d’agir dans l’intérêt collectif.

C’est pourquoi nous considérons que le principal fondement qui définit l’Union Européenne est la faiblesse de démocratie dans son fonctionnement. Les orientations néo-libérales des traités sont imposées sans le consentement des peuples et parfois contre leurs volontés. Par exemple, la BCE fonctionne sans aucun contrôle démocratique. Ceci est combiné à l’intergouvernementalisme asymétrique, aux politiques conduites par des majorités conservatrices et aux critères de certaines des institutions européennes, qui sont également une attaque contre la démocratie.

Ce qui domine en Europe, que l’on soit ou non dans l’Union européenne, ce n’est pas la coopération, c’est la mise en concurrence et l’autoritarisme.

Aujourd’hui, il y a même des pays pour revendiquer l’« illibéralisme », autrement dit le libéralisme sans la démocratie. Les forces réactionnaires et d’extrême droite doivent être combattu sans relâche et sans aucun compromis puisque le pluralisme et la démocratie sont des piliers essentiels pour les peuples européens et les nations.

Notre appel :

Pour un autre avenir en Europe, le défi à relever est celui de savoir conjuguer le respect de la souveraineté populaire, la coopération entre les peuples et les nations ainsi que la mise en commun des ressources pour atteindre des objectifs sociaux et environnementaux partagés.  Notre objectif est de lutter pour une Europe qui soit une démocratie pleinement coopérative, solidaire, égalitaire et socialement avancée. Nous appelons à renforcer la souveraineté populaire en lançant une nouvelle charte de la démocratie souveraine en Europe.

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PROGRAMME DU FORUM EUROPEEN DE BILBAO

Vendredi 9 novembre 2018

13h Accueil et inscription

14h – 16h Assemblée (Jeunes) SALLE B3

Présentation par les différentes familles politiques

1) La montée de l’extrême droite en tant que rejet du système politique chez les jeunes

2) Droits sociaux et droits des travailleurs – Formes d’emploi flexibles et concurrence non contrôlée

3) Transition environnementale – Comment les jeunes sont-ils affectés par le changement climatique et les leçons à en tirer?

Modération: Eleftheria Angeli (GT Jeunes du parti de la Gauche Européenne) et Roxane Lundy (Génération.s)

Rapporteur: Kathi Gebel (linksjugend [’solid])

16h-17h30 Séance d’ouverture: Construire le Forum ensemble * SALLE A3

● Discours de bienvenue d’Amaia Arenal (Conseillère municipale de Bilbao)

● Présentation générale : Jose Luis Centella (Président du Parti Communiste d’Espagne)

● Interventions de: Walter Baier (Coordinateur Politique de transform! Europe) Ione Belarra (Députée de Podemos, Espagne) Nico Cue (Secrétaire Général de MWB-FGTB) Lindbergh Farias (Sénateur du Partido dos Trabalhadores, Brésil) Alberto Garzón (Coordinateur d’Izquierda Unida, Espagne) Benoît Hamon (Fondateur de Génération.s, France) Pierre Laurent (Vice-Président du Parti de la Gauche Européenne, France) Maite Mola (Vice-Présidente du Parti de la Gauche Européenne, Espagne) Dimitrios Papadimoulis (Député européen, GUE/NGL, Grèce) Ricardo Patiño (Ex-Ministre du Gouvernement d’Equateur) Ernest Urtasun (Député européen Vert/ALE, Espagne) Julie Ward (Députée européenne, Labour, Royaume-Uni) Marilisa Xenogiannakopoulou (Ministre de la reconstruction administrative, Grèce) Gabi Zimmer (Présidente de la GUE/NGL, Allemagne)

Moderation: Anne Sabourin (Parti Communiste Français), Jesus Hernandez (Iniciativa per Catalunya Verds, Espagne), Pınar Yüksek (Parti de la liberté et de la solidarité, Turquie)

Rapporteurs: Jose Luis Centella (Parti Communiste d’Espagne), TBC

17h30-20h Plénière 1 : Une nouvelle Europe pour un nouveau monde (migration, paix, commerce international) * SALLE A3

● Avec des interventions (notamment) de: David Adler (DIEM 25, Grèce) Costas Douzinas (Président de l’Institut Nikos Poulantzas, Grèce) Ethan Earle (Co-Président du Comité international de DSA, USA) Kate Hudson (Left Unity, Royaume-Uni) Solly Mapaila (Premier Secrétaire Général Adjoint du Parti Communiste Sud-Africain) Georgi Pirinski (Député européen S&D, Bulgarie) Luc Triangle (Secrétaire Général d’IndustriAll, Belgique) Madres y Padres, Altsasu Gurasoak, (Espagne) Transform (TBC) Vidéo du bateau “Mare Jonio” de la mer Méditerranée (TBC)

Modération: Marga Ferré (transform!europe, Espagne), Julia Boada (Iniciativa per Catalunya Verds, Espagne), TBC.

Rapporteurs: Charlotte Balavoine (GUE/NGL, France), Felicity Dowling (Left Unity, Royaume-Uni)

20h30-23h30 Diner et hommage à Nelson Mandela ESPLANADE BILBAO MUSEE MARITIME

Intervenant: Solly Mapaila (Premier Secrétaire Général Adjoint du Parti Communiste Sud-Africain)

Introduction: Gregor Gysi (Président du Parti de la Gauche Européenne)

Modération : Pierre Barbancey (Journaliste à l’Humanité)

Samedi 10 novembre 2018 9h-11h : Ateliers ATELIER GUE/NGL : SALLE A2

«Reprendre le manifeste de Ventotene: quelle Europe en 2034?» En 1941, Altiero Spinelli et ses codétenus ont rédigé le manifeste de Ventotene. Ils l’ont écrit dans une cellule de prison fasciste à l’heure la plus sombre de l’Europe. 16 ans plus tard, six États européens ont signé le traité de Rome. C’était le début de l’intégration européenne après la seconde guerre mondiale. L’Europe d’aujourd’hui est très différente de celle de 1941. Nous sommes toutefois à nouveau confrontés à une crise politique dangereuse. Cela représente un énorme défi pour la gauche diversifiée et colorée de l’Europe. Rappelant le Manifeste de Ventotene, ses idées démocratiques et socialistes pour une Europe unie: à quoi devrait ressembler l’Europe du point de vue de la gauche dans 16 ans, en 2034?

Gabi Zimmer, Présidente du groupe de la GUE/NGL au parlement Européen, DIE LINKE, Allemagne Florentyna Gust, membre du bureau national de Razem, Pologne Arianna Petrosino, Etudient activiste, Rete della Conoscenza, Italie Dimitris Christopoulos, Président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, Grèce Josu Juaristi Abaunz, EH Bildu, ancien Député européen, Pays Basque Frieder Otto Wolf, Professeur de Philosophie à l’Université Libre de Berlin, Allemagne

ATELIER DES FONDATIONS: SALLE A4

L’ascension résistible de l’extrême droite en Europe: bilan critique des contre-stratégies progressistes Depuis les dernières élections européennes, les partis d’extrême droite et populistes de droite sont en hausse électorale dans toute l’Europe. Simultanément, les positions xénophobes et islamophobes prônées par les partis d’extrême droite gagnent en audience et imprègnent de plus en plus la rhétorique des conservateurs et même certains segments de la sociale démocratie. La prochaine reconfiguration des forces de droite et d’extrême droite à l’occasion des élections européennes et la diffusion croissante de leurs idées et de leurs projets constituent un défi majeur et multiforme pour la gauche et ses contre-stratégies.

Pablo Livigni, Chercheur, Espaces Marx (France) Walter Baier, Coordinateur Politique de transform! (Autriche) Aurélie Maréchal, Directrice de la Fondation Verte Européenne (Belgique) Cornelia Hildebrandt, Fondation Rosa Luxembourg, Berlin (Allemagne)

11h-14h Plénière 2: Pour une Europe de l’égalité : sortir du patriarcat + Assemblée (Femmes) * SALLE A3

De 11h à 12h : échange d’expériences. Différentes formes de la lutte féministe. Vers une grève féministe européenne du 8 mars.

De 12h à 14h, Assemblée Féministe.

Echanges d’expériences: Olga Carrasco Heras (Movimiento Democrático de Mujeres, Espagne) Agustina Guglielmetti (Parti Communiste d’Asturies, Espagne) Esti Hernandez (Comisiones Obreras Euskadi, Espagne) Pepi Lupiañez (Comisiones Obreras, Espagne) Núria Parlon Gil (Parti Socialiste de Catalogne, Espagne) Isabel Salud (Députée d’Unidos Podemos, Espagne) Lucia Santos Felix Dominique Tripet (Parti Communiste Français France) Angeliki Visviki (SYRIZA, Grèce) Tren de la libertad (TBC) Video from Despina Kostopoulou (SYRIZA, Grèce) Proposition pour un appel à la grève Féministe européenne du 8 mars Cristina Simo (Parti Communiste d’Espagne)

Moderation: Ana Mata (Movimiento Democrático de Mujeres, Espagne), Heidemarie Ambrosch (transform!europe, Autriche), Florentyna Gust (RAZEM, Pologne)

Rapporteurs: Angeliki Visviki (SYRIZA, Grèce), Brigitte Berthouzoz (Parti Suisse du Travail)

14h-15h Déjeuner 15h-17h30 Plénière 3 : Un nouveau modèle économique, solidaire, pour investir dans le travail et les droits sociaux * SALLE A3

Thèmes: transformation socio-écologique, économie solidaire, droits sociaux, démocratie économique.

● Avec des interventions (notamment) de: Heinz Bierbaum (Die Linke, Allemagne) Frédéric Boccara (Parti Communiste Français) Nico Cue (MWB-FGTB, Belgique) Enrique Daniel Carmona (Trade Unionists Network Europe) Aurélie Maréchal (Fondation Verte Européenne, Belgique) Mehdi Ouraoui (Génération.s, France) Dimitrios Papadimoulis (Député européen GUE/NGL, Grèce) Gabi Zimmer (députée européenne GUE/NGL, Allemagne)

Moderation : Jean-Christophe Paris (Génération.s, France), Mina Kostopoulou (Progressive Caucus), Iñigo Martinez (Izquierda Unida, Espagne)

Rapporteurs : Oskar Arenas (Département international des Comisiones Obreras, Espagne), Waltraud Fritz-Klackl (Parti Communiste d’Autriche)

17h30-18h Pause 18h-20h30 Plénière 4 : Une Europe en transition écologique * SALLE A3

● Avec des interventions (notamment) de: Lluis Camprubí (Iniciativa per Catalunya Verds, Espagne) Joan Herrera (Directeur Général au Ministère de la Transition écologique, Espagne) Roland Kulke (transform!europe, Allemagne) Julie Maenaut (Parti du Travail de Belgique) Rosa Martínez (Députée d’Equo, Espagne) Mikel Otero (Eh Bildhu, Espagne) Tiina Sandberg (Parti Communiste de Finlande)

Modération : Albert Klein (Génération.s, France), Olga Athaniti (Syriza, Grèce), Alba Gutiérrez (Parti de la Gauche Européenne)

Rapporteurs: Teo Comet (Fédération des jeunes verts européens), Maite Mola (Parti de la Gauche Européenne)

21h30-1h Concerts ESPLANADE BILBAO MUSEE MARITIME

Dimanche 11 novembre 2018 9h30-11h30 Assemblée (Syndicalistes) SALLE A4

Thèmes: La lutte contre le travail précaire

Présentation : Heinz Bierbaum (Parti de la Gauche Européenne)

Rapporteur : Enrique Carmona (Trade Unionists Network Europe)

11h30-14h Conclusions des Plénières/Assemblées et avenir du Forum * SALLE A3

1) Compte-rendu des Plénières et Assemblées

2) Prises de paroles de personnalités représentant les différentes familles politiques sur le future du Forum et les prochaines actions

3) Lecture de la Déclaration Finale Lluís Camprubí (Iniciativa per Catalunya Verds) Roxane Lundy (Génération.s) Uta Wegner (Parti de la Gauche Européenne)

Modération: Margarita Mileva (Gauche Bulgare, Bulgarie), Natasa Theodorakopoulou (SYRIZA, Grèce), TBC

* Traduction simultanée en Anglais, Français, Espagnol, Allemand et Basque

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Rencontres REALPE 2018

 

Les rencontres REALPE 2018 se sont tenues les 27 et 28 Juin 2018 au Parlement Européen.  (Compte rendu en attente)